mercredi 28 janvier 2009

L'homosexualité de Roger Karoutchi

De tous les billets écrit sur l'annonce de Roger Karoutchi de son homosexualité, l'un des plus intéressants est sûrement celui d'Alain Piriou :

Qu’avait-il besoin d’en faire des tonnes sur la remarquable ouverture d’esprit de Nicolas Sarkozy ? Ce dernier l’invite avec son compagnon au Pilat ? Bien. Et alors ? Combien de temps encore devra-t-on s’ébaudir de voir des leaders de droite ne pas se comporter en grossiers homophobes ? Serait-ce si rare qu’il faille à chaque fois le souligner ?

Via "Le genre qui ne se laisse pas faire"

lundi 19 janvier 2009

Blogosphère israelienne et palestinienne

Quelques extraits intéressants de blogs étrangers traduits par Global Voices concernant ce qui se passe du côté de gaza :

Des milliers de personnes ont refait surface dans les rues de Gaza. Chacun essaie de découvrir ce qui est arrivé à ses proches, aux maisons et aux quartiers. J'ai photographié des destructions massives dans l'est, le nord, et l'ouest de la bande de Gaza. Les ravages ont touché tout ce qui est nécessaire à une vie normale. Maisons, écoles, hôpitaux, dispensaires, commissariats de police, bureaux des associations humanitaires, universités, et rues sont totalement ou partiellement détruites.

Via Gaza Strip, The Untold Story

[dimanche 18 janvier]
Les avions bourdonnent toujours au-dessus, mais il n'y a pas eu d'explosions près de moi aujourd'hui. Mais ce prétendu cessez-le-feu du côté israélien depuis 2h du matin ne semble pas inclure le secteur de Beit Hanoun, où il y a eu des bombardements ce matin et où les avions F16 ont attaqué.

Via Tales to tell

Le débat sur les actions d'Israël à Gaza s'intensifie à travers le monde. Au moment où j'écris, les médias, depuis le New York Times jusqu'à Al-Jazeera, débattent si la guerre est “morale”, défensive, et «proportionnée.» Cet article, ”Israelis United on War as Censure Rises Abroad” (Les Israéliens unanimes sur la guerre alors que la censure monte à l'étranger») d'Ethan Bronner, du Times, «comprend» le conflit du point de vue israélien et cite ostensiblement le doyen de l'Institut Hartman, Moshe Halbertal, un des auteurs du code d'éthique des Forces de défense israéliennes :

« Les roquettes du Hamas pourraient finalement atteindre la totalité d'Israël,» a-t-il dit. «Ce n'est pas un fantasme. C'est un problème réel. Il y a donc un écart entre les images réelles sur l'écran et la situation géopolitique.

«Vous avez Al-Jazeera postée à l'hôpital Shifa, et les blessés arrivent,» poursuit-il, se référant à la chaîne d'informations arabe. «Alors, voilà le gros Goliath en train d'écraser ces pauvres gens, et ils sont perçus comme des victimes. Mais du point de vue d'Israël, le Hamas et le Hezbollah sont en réalité le fer de lance d'une menace globale plus grande et invisible. Les Israéliens se sentent le minuscule David face à un immense Goliath musulman. La question, c'est : qui est David ici ?»

Alan Abbey de l'Institut Shalom Hartman

Top 10

Nul doute que la presse sautera sur l'occasion pour nous dispenser de magnifiques jeux de mots sur le transfert de Kaka. Topito prend donc de l'avance et fait quelques propositions :
  1. Milan - Manchester : Kaka en transit
  2. Kaka au guichet de City
  3. Transfert record : Kaka dans le coup
  4. Kaka dans les annales
  5. L'affaire Kaka
  6. Kaka pressenti à Manchester City
  7. Ca sent bon pour Kaka
  8. Un Kaka à 100 millions
  9. Kaka sur le trône ?
  10. Transfert de Kaka : City a du flair


Via Topito.com


Les "topiteurs" ont eu de l'imagination sur ce coup là !

samedi 17 janvier 2009

Dépenses vulgaires

Il existe des socialistes qui ont du fric, et il n'est pas question de le faire la leçon. Les prêcheurs de salon qui soulignent avec gourmandises que les gens aisés qui votent à gauche sont en contradiction avec eux-mêmes m'énervent
(...)
Cela dit, le cas de Julien Dray est un peu différent. On ne peut pas reprocher au président d'être une fashion victim aliénée par les marques de luxe, et accepter qu'un socialo flambe de la thune et soit victime "d'achats compulsifs" de montres. Au delà du problème principal, l'origine des fonds (et dans l'attente des conclusions de l'enquête), je pense qu'on peut effectivement rejoindre le commentaire de notre ami du Monde. Même si Dray et sa femme gagnent 15ke par mois, même s'ils ont droit de "se faire plaisir", même si le goût des montres de luxe n'est pas une tare, ce train de vie trop dispendieux me choque.
(...)
On peut avoir du blé, et tant mieux pour ceux qui ont cette chance, mais on n'est pas obligé de tomber dans la dépense vulgaire. Se vautrer dans le luxe, faire l'affichage des signes de richesse, c'est non seulement s'éloigner des gens qu'on est censé représenter, mais surtout participer à l'aliénation collective qui place l'argent au dessus de toutes les autres valeurs, ce qui est le contraire même du projet socialiste.

Via Radical Chic

Quelque chose me "titille" dans tout ce que dit 'Guillermo'. Je dirais même qu'il y a une jolie contradiction. Reprenons ce morceau :
Les prêcheurs de salon qui soulignent avec gourmandises que les gens aisés qui votent à gauche sont en contradiction avec eux-mêmes m'énervent.

Mais bizarrement, 'Guillermo' fait exactement la même chose dans son billet, et je vais tenter de le démontrer, en espérant que mon raisonnement arrive à vous convaincre.

Imaginez que vous êtes dans un meeting de... Ségolène Royal, et que vous entendez, par un malheureux hasard, un homme se plaindre des riches qui vont à des meetings de gauche, et qu'ils sont donc en contradiction avec eux-mêmes.
Mais un problème auquel vous n'avez pas pensé arrive : comment cet homme a-t-il pu reconnaître la classe sociale d'une personne ? C'est une bonne question, et vous avez sans doute déjà la réponse. Cet individu à simplement regarder les vêtements de la femme qui est juste devant lui, ou bien il l'a entendu parler. Elle est plutôt bien habillée et utilise un langage soutenu. On va donc, au minimum, la placer dans la case "classe moyenne", mais le fait qu'elle utilise un langage soutenu va directement l'a propulsée en "upper class" (cela dit, ça n'est pas toujours vrai).

Analysons un instant ces vêtements. De quelles marques sont-ils ? Où a-t-elle achetée sa veste ? Et surtout, combien a-t-elle dépensée ? La marque, on ne peut pas vraiment la deviner, à moins d'être un(e) pro du lèche-vitrine et fana des grandes marques de haute couture. D'ailleurs, on ne fait que supposer que c'est de la marque, mais ces vêtements ont l'air d'être de qualité. Concernant le coût de ces vêtements, nous n'en savons rien, mais nous allons essayer de savoir si ces dépenses sont "vulgaires".
Alors, se vêtir de grandes marques parce qu'on en a les moyens et parce qu'on a envie de se faire plaisir, est-ce de l'exhibition, de l'ostentation ? Peut-on qualifier les dépenses de cette femme de "vulgaire" ? A vous d'en décider.
De plus, cette femme porte un montre. Faisons nous plaisir un instant, et disons nous simplement que c'est une Rolex. Est-ce vulgaire que de montrer qu'on porte une Rolex ? A partir de combien d'euros considéreriez-vous que les dépenses de cette femme sont vulgaires ?

Maintenant, relisons un extrait du billet de 'Guillermo' :
On peut avoir du blé, et tant mieux pour ceux qui ont cette chance, mais on n'est pas obligé de tomber dans la dépense vulgaire. Se vautrer dans le luxe, faire l'affichage des signes de richesse, c'est non seulement s'éloigner des gens qu'on est censé représenter, mais surtout participer à l'aliénation collective qui place l'argent au dessus de toutes les autres valeurs, ce qui est le contraire même du projet socialiste.

Cette femme a du blé, et tant mieux pour elle, mais elle se vautre dans de luxueux habits et porte une montre hors de prix pour nous. A la question "Place-t-elle l'argent au dessus de toutes les autres valeurs ?", on ne peut que répondre que nous n'en savons rien, car il est difficile de juger les valeurs de cette femme sans même la connaître.
Dans le cas d'un politicien, on en apprendra plus sur ces valeurs en écoutant l'un de ses discours, mais on ne pourra pas dire qu'il s'éloigne des gens qu'il est censé représenté simplement parce qu'il porte un costume chic, une rolex, et qu'il décide de partir, le temps d'un week-end, dans un palace de Monaco. Après tout, on aurait sûrement fait, nous aussi, des folies avec tant d'argent.

En bref, pour reconnaître la classe sociale de quelqu'un, que ce soit dans la rue ou dans le métro, on regarde, la plupart du temps, ses vêtements, ses bagues, sa montre, ses chaussures, son sac, sa gueule, etc. On regarde tout ce qui peut être "signe de richesses", et pour 'Guillermo', faire l'affichage de ses signes et se vautrer dans le luxe, c'est :
"s'éloigner des gens qu'on est censé représenter, mais surtout participer à l'aliénation collective qui place l'argent au dessus de toutes les autres valeurs, ce qui est le contraire même du projet socialiste."

Si vous avez une Rolex et que vous la mettez en valeur, ou bien que vous mettez certains signes de votre richesse personnelle en avant, vous participez à l'aliénation collective et placez l'argent au dessus de toutes les autres valeurs, ce qui est contraire au projet socialiste.

C'est donc incompatible avec cette phrase :
Les prêcheurs de salon qui soulignent avec gourmandises que les gens aisés qui votent à gauche sont en contradiction avec eux-mêmes m'énervent

Car pour reconnaître un riche, il faut d'abord apercevoir un signe de richesse, et ce sont ces 'signes de richesses' qui vont vous définir comme quelqu'un participant à l'aliénation collective qui place l'argent au dessus de toutes les autres valeurs, ce qui est le contraire même du projet socialiste.

Citation du jour

Cette citation n'est pas d'aujourd'hui et date un peu, mais elle m'a bien fait rire donc je me sens presque obligé de la partager. Je suis tombé dessus en passant sur le site du magazine "Le Tigre" :

Le rappeur Rohff, après une condamnation à 5 mois de prison ferme, déclare : « Sans le rap, j’aurais pu très mal tourner ».